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- Que ressentez-vous quand vous improvisez ? - Je marche à l’oreille, il y a des grilles d’accords et je me promène dedans. - Vous parliez de séga et de maloya, ça n’a jamais quitté votre musique ? - Mon racine, y viens de là. Toute ma famille jouait du séga et du maloya. Je suis né là dedans et comme ça rejoint le jazz sur le point rythmique… - Nombreux sont ceux qui pensent que vous auriez pu avoir une carrière à l’international ? Pourquoi ne pas vous être lancé ? - Je ne sais pas. J’aime mon pays, ma ville, le Port. Le Port, c’est important. Oui, je suis né et j’ai grandi ici, mes parents viennent de là. C’est ma ville, je l’adore. C’est mon ville kanyar ! C’est aussi pour ça que je ne me voyais pas du tout vivre ailleurs. La famille, les dalons, le rougail saucisses ! Tout ça est important pour moi. - Des musiciens extérieurs vous ont-ils déjà proposé de partir avec eux en tournée ? - C’est déjà arrivé. Je me souviens qu’Eddie LOUIS, m’a proposé de le suivre mais j’étais déjà en tournée avec Ti Fock et puis je ne me voyais pas de toute façon rester tout seul là-bas ! - Il paraît aussi que vous avez peur de l’avion ? - C’est vrai mais des fois on est obligé de le prendre. Alors, j’y pense un mois à l’avance ! Pour moi, c’est l’enfer de me retrouver assis dans un avion. Pourtant, j’ai déjà beaucoup voyagé dans la zone, en Europe. Je suis même allé aux Etats-Unis avec Ziskakan. Mais quand je peux éviter, j’évite. - Vous sortez Pistig alors que vous n’avez plus rien à prouver, qu’attendez-vous de cet album ? - De pouvoir le jouer sur scène ici et pourquoi pas à l’extérieur avec deux ou trois dalons. Ça, ça serait un vrai bonheur. - Quel regard portez-vous sur la musique réunionnaise aujourd’hui ? - Je ne vais pas beaucoup aux concerts, mais on sent que ça avance. La musique est de plus en plus ouverte, c’est bien. Faut continuer dans ce sens là. J’entends des choses à la radio qui me plaisent. Mais il ne faut pas me demander de noms ! |
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